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Revenir brièvement sur le cas Bernard Lugan

L'homme qui défend ardemment les

L’homme qui défend ardemment les « libertés universitaires » et se dit « censuré » par l’Elysée, a quand même pu être invité à la télévision. Ici Itélé le 11 juin 2010, sur le plateau de « Ménard sans interdit ».

Après deux articles assez longs, dont un publié simultanément sur le site du CVUH, nous ne pensions pas avoir à reparler de l’historien africaniste Bernard Lugan. Nous avions d’ailleurs abandonné la consultation de veille sur son blog, autant parce que ses publications récentes traitaient le plus souvent de la vie interne de son blog et sa revue ou des prises de position sur la situation politique actuelle des différents pays africains, que parce que nous pensions qu’il avait enfin décidé de ne plus usurper la qualité d’historien [1].

Mais un vieux tigre (du Bengale, évidemment) ne saurait rester tapis dans les fourrées trop longtemps. En effet, nous apprenons, à travers le blog de Jean-Dominique Merchet sur le site du journal L’Opinion, que Bernard Lugan a été suspendu de ses fonctions de professeur à l’école militaire de St-Cyr Coëtquidan.

Ceux qui seraient tentés de voir dans cette décision, une manipulation ou un avatar de représailles politiques de la part d’un « pouvoir aux abois » [2], se fourvoieraient assez largement. En effet, la proximité de Bernard Lugan avec les milieux d’extrême-droite est un fait de notoriété publique. De même, nous ne saurions trop rappeler que l’historien a été épinglé au cours de la commission d’enquête sur « le racisme et le négationnisme à l’université Jean Moulin Lyon III », dite « commission Rousso »[3], du nom de l’historien spécialiste de Vichy Henry Rousso.

Or, les rapporteurs expliquent [4] que : (suite…)

Ne pas oublier Sétif

Messali Hadj (1898-1974), initiateur des révoltes de Sétif

Messali Hadj (1898-1974), initiateur des révoltes de Sétif

En ce 8 mai 2013, et comme tous les 8 mai depuis 1945, la République Française a fêté la victoire alliée sur le front européen de la Deuxième Guerre mondiale et la fin du régime nazi en Allemagne. Toutefois, si célébrer les victoires est toujours agréable et doit être fait, il ne faut pas oublier qu’en ce même 8 mai 1945 des émeutes réclamant l’indépendance ont eu lieu en Algérie. Outre la centaine de Français morts durant ces incidents, certaines estimations tendent à affirmer que les morts algériennes dues à la répression étatique française tournent autour des 10.000 individus. Loin de nous l’idée de dire que les morts algériennes sont plus ou moins dramatiques que les décès français, mais pour réellement regarder toute la vérité en face il ne faut pas oublie qu’au même moment où la France fêtait l’effectivité de sa libération et de son indépendance retrouvée, elle déniait armes à la main ces droits aux Algériens.